20.01.2008
L'ENTRAIDE VILLAGEOISE
l’entraide villageoise ou la société du « tòn »
Dans la société villageoise, chacun-e sent sa dépendance des autres : l’agriculteur n’a forgé la « daba » (houe) qu’il utilise, il n’a pas tissé les vêtements qu’il porte. Dans le passé, les récoltes de mil se faisaient ensemble par quartier.Il existe aussi des groupes d’entraide dans le travail : c’est le « dàma ».
De leur côté, les femmes pratiquent le « wolosi » en s’organisant en association.
A l'époque, la solidarité s’exprime d’abord dans le prêt de la terre qui s’effectue sans rémunération, car la terre ne se vend point, ni ne se loue.
Enfin, il y a le « ton » c'est-à-dire ce qui se fait en association : exemple, un village peut être une association de chasseurs. Mais sans précision, il s’agit du « tonci » ou communauté de travail dont un proverbe dit qu’il fait agrandir le village : « tonci à bé dùgu korota à bé dùgu yélén ».
Version jeunes : le « ton » rassemble toute la jeunesse d’un quartier, garçons et filles réuni-e-s, … cependant au-delà d’une quarantaine le « tonci » se scinde en deux, quelquefois sur des principes ethniques.Le ton est hiérarchisé : à son sommet, il y a le « tontigi » -le plus âgé de la classe des aînés ; il est aidé d’un porte parole,le « tonjeli » ou « tonboloma » , le bras ou griot du « ton » ; les « tonde » forment la masse des participant-e-s.
Du côté des filles, il y a la « npogotigikuntigi », la plus âgée du groupe. Les membres sont des « tonmuso ». Chaque membre ou « tonde » se choisit une « tonmuso » dont les relations sensiblement codifiées amèneront à des petits cadeaux et services réciproques. Ces relations pourront perdurer au-delà de l’adolescence.
Remarque : « npogo » = fille non excisée ?
Même si, en 1960-70, Béléko ce n’est pas le cas, il est un autre aspect du « ton » qui lui se réfère à une société de culture, ce sont les « dyo » ou sociétés d’initiation du travail agricole (« nama ») ou non « tyi ».
Cette entraide, seconde nature africaine, s'est retrouvée au sein des communautés de migrants bien souvent réunie en associations des ressortissants de villages ou de communes.
10:55 Publié dans solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire