20.01.2008
LES APPARTENANCES SOCIALES
Il est question dans cette partie des appartenances sociales et équilibres de la vie sociale
Les choses en Afrique -comme partout- ne sont jamais telles qu’elles apparaissent. Certains signes permettent de distinguer l’extraordinaire stratification sociale mais le vêtement par exemple ne suffit pas toujours pour la décoder.
Voici quelques clés de la société des années soixante qui peuvent sans doute aider à la compréhension.
La trame la plus importante est l’origine sociale et à ce titre viennent en premier les nobles ["tu ntigi u"], ce sont les ‘porteurs de carquois' et donc d’origine guerrière.
Le critère suivant qui structure la vie de la société, est fondé sur la disparité liée à l’âge. Rien ne peut suppléer l’âge car on ne peut changer de génération.
Ainsi du côté des hommes :
"Cèkoroba" : les hommes les plus âgés
"Cèkoro" : les hommes d’âge mur
"Kamalen" : les hommes jeunes
"Kamalen" : les petits hommes jeunes
"Bilakoro" : les jeunes gens
"Dénmisen" : les enfants incirconcis
Et du côté des femmes :
"Mùsokoroba" : les femmes les plus âgées
"Mùso" : les femmes d’âge mur
"Mùsomise" : les jeunes femmes
"Npogotigi" : les fillettes au seuil de l’adolescence
et non excisées
"Dénmisen" : les petits enfants
Cette pyramide des âges structure l’ensemble de la vie sociale. Parce qu’ils sont les plus près des ancêtres, les Cèkoroba détiennent l’autorité dans la famille, le quartier, le village : ils formeront le conseil des anciens ...
Cette gérontocratie n’est pas sans inconvénient : à cette époque, les chefs sont très souvent des vieillards impotents, aveugles, gâteux.
En fait, ils jouissent de l’influence que leur donnent leur position, leur richesse, et leur âge.
Les générations se succèdent ainsi par vague. Chacun-e peut être sociétaire du « korè » ou membre d’un « ton ».* voir la partie SOCIETES D'INITIATION et ENTRAIDE VILLAGEOISE.
18:20 Publié dans solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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